En délicatesse avec la mer

"Chaque jour, les marées laissent place à un petit monde marin puis terrien. Les promeneurs à pied aiment s’en approcher. L’accès en kayak, lui, est une vraie chance. L’évolution dans ces zones se fait en toute discrétion. Bien sûr, quand la mer est grosse, le pagayeur se tient au large. Mais, quand les conditions sont propices, il tisse un itinéraire très sensuel, marqué d’une inclination particulière pour l’estran. (...) Le rythme lent s’impose à l’approche de la grève et, pour conserver à l’eau sa transparence, les mouvements de pagaie sur le fond sont bannis. "

Extrait p.31 de l'ouvrage

pagaies vagabondes Fred GILBERT
pagaies vagabondes Fred GILBERT

pagaies vagabondes Fred GILBERT

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"Le kayakiste est seul à jouir de cette proximité ! Le pêcheur en barque pourrait s’aventurer jusqu’à de tels trous d’eau mais peut se faire piéger par le jusant. Le navigateur tenterait bien l’approche mais court le risque de talonner.


Quant au plongeur équipé de bouteilles, il craint l’épaisseur fluctuante de la lame d’eau. Le pagayeur, lui, profite comme aucun autre de la meilleure heure, de la meilleure place en ces lieux éphémères. Pour peu qu’il soit malin et habile, 5 à 10 centimètres d’eau lui suffisent. Quelques repères bien choisis, une montre et une table des marées, des hypothèses de hauteur d’eau conformes à sa carte marine et une dose d’expérience lui garantissent une évolution optimale"          


Extrait de la p. 34

Revue de détails, le temps d'une arrivée à terre : flux ou reflux